Y a-t-il encore un maire à Metz ?

Après 13 semaines de mobilisation des « Gilets Jaunes », nous sommes tous d’accord et unanimes pour dire que cela ne peut plus laisser quelqu’un indifférent.

Cette situation est tout autant rocambolesque par sa durée, que dramatique lorsque l’on voit la violence à laquelle on assiste et les victimes collatérales qui en résultent.

Sans compter le manque d’écoute évident du gouvernement malgré la tentative d’un Débat National organisé sans grande conviction, ni passion.

Une chose est sûre : nos villes sont désormais en état d’urgence, avec des commerçants pris en otage par des casseurs en marge des manifestations qui ont vu pour la plupart leurs chiffres d’affaires baisser les rendant en  incapacité pour certains à régler à temps leurs échéances fiscales et sociales. Sans oublier les habitants et contribuables qui vont devoir passer à la caisse en raison des dégradations du mobilier urbain. Car, ne nous y trompons pas, l’addition sera salée pour les collectivités locales qui n’auront d’autres choix que de répercuter ces dépenses pour la remise en état des villes sur les impôts des habitants.

Quand, Jean-Luc MOUDENC, Maire de Toulouse est intervenu hier en partageant son inquiétude sur les violences constatées dans sa ville, quand ce matin, c’est Anne HIDALGO, Maire de Paris qui est allée à la rencontre des commerçants touchés par ces dégradations, quand certains maires exaspérés prennent la parole au nom de leur concitoyens pour réclamer de l’aide, où se trouve notre maire ?

Samedi a été un samedi violent à la limite de la guerre civile dans certaines villes, et Metz n’a pas été épargnée.

Où est-il ? Pourquoi ce silence ? Pourquoi ne va-t-il pas constater les dégâts en allant au-devant des messins ?

Nous avons tous été témoins de la violence des casseurs au centre-ville car repoussés par les forces de police et gendarmes aux abords de la Préfecture.

Pourquoi n’a-t-il pas réagi pour réclamer des comptes et demander une réunion d’urgence sur les préjudices à 2 reprises que notre ville, nos commerçants et habitants ont subi ?

On peut aujourd’hui, s’interroger sur ce manque cruel de présence auprès des commerçants et des messins. Tout comme cette absence de réaction vis-à-vis du Préfet et du gouvernement.

Tous les jours, je suis apostrophée dans la rue, sur ce sentiment d’abandon.  Au-delà de son immobilisme face à la recrudescence de la violence nocturne au centre-ville et à laquelle il n’a jamais réagi, vient se greffer ce sentiment de surdité intolérable face aux violences des casseurs et le coût du manque d’écoute.

En tant que maire, il est plus que nécessaire de redorer le blason du poste que vous occupez.De nombreuses fois je vous ai interrogé, alarmé face à l’abandon ressenti. Samedi dans votre ville, c’était la guerre dans la rue, où étiez-vous ? Les messins étaient en alerte.

Quand descendrez-vous dans la rue, Monsieur le Maire,  rassurer au moins ceux qui vous ont élu ?

Les images des affrontements d’une bande de casseurs qui n’avaient rien à voir avec les vrais « Gilets Jaunes » montrent, par ailleurs, l’envoi de projectiles à l’aveugle par nos forces de l’ordre et qui ont touché des personnes externes. Est-ce normal ?

Le fait, enfin, de repousser ces personnes au centre-ville n’ont fait que mettre encore plus le feu au poudre.

Je réclame aujourd’hui une réunion en urgence avec le Préfet pour comprendre la manière dont le dispositif de sécurité par 2 fois a pu être déjoué, alors que cette fois-ci, les Gilets Jaunes avaient tout fait pour que cela n’arrive plus.

Comment des bandes de casseurs ont pu s’infiltrer à nouveau et pourquoi des personnes en blanc en charge de veiller, déplacer et soigner les blessés ont pu être pris pour cible par nos propres forces de l’ordre ?

ACTE XIII Metz Street Medic se font gazer pendant qu’ils soignaient un blessé 😳

Publiée par Kilam Giletjaune sur Dimanche 10 février 2019

Enfin, je souhaite que nous puissions obtenir de manière rapide et ciblée l’impact sur les contribuables et sur les commerces de ces dégradations afin qu’une demande d’indemnisation et d’accompagnement puisse avoir lieu, avec des possibilités pour nos commerçants de bénéficier de facilités au regard de l’administration fiscale.

Il est temps de renouer le dialogue avec tous les messins, quelqu’ils soient !

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