Christine SINGER souhaite défendre les retraités face à la hausse de la CSG

Candidate aux élections législatives sur la 3ème circonscription de la Moselle, accompagnée de mon suppléant Damien Portolano, je souhaite défendre les 60 % de retraités qui risquent de subir dès 2018 une baisse sensible de leur pouvoir d’achat si le Président de la République, Emmanuel Macron, décide d’augmenter la CSG.

La hausse de 1,7 point de CSG prévue dans le projet du nouveau président de la République concernerait les retraités gagnant plus de 14.375 euros par an (soit quelque 1200 eur par mois).

Selon le programme d’En Marche, la hausse de la CSG ne concernera pas les retraités qui bénéficient actuellement d’une exonération de CSG (voir les plafonds) ou d’un taux réduit (les « petites retraites »). Les retraités qui payent le taux réduit de 3,8 % devraient donc continuer à payer la CSG au même taux, tandis que les retraités exonérés continueraient à ne pas verser cet impôt.

En revanche, les retraités actuellement soumis au taux de 6,6 % verront ce pourcentage augmenter, pour passer à 8,3 %, soit une hausse de 1,7 point. Il s’agit bien du revenu fiscal de référence et non de la pension elle-même : par ce biais, les retraités qui ont épargné en vue d’assurer leurs vieux jours sont aussi taxés sur leur épargne – qui n’échappe pas, en outre, à la hausse de 1,7 point de CSG. Environ 60 % des retraités devraient être concernés par cette augmentation.

Je m’adresse aujourd’hui aux retraités et aux familles des retraités que je rencontre tous les jours. Quand on a travaillé dur toute sa vie pour obtenir peut-être une maison, un petit bout de jardin, lorsqu’on a mis de côté un peu d’épargne quand c’était possible et le plus souvent très peu de choses car la vie n’a pas toujours été facile, comment peut-on encore demander aux retraités de faire des efforts supplémentaires ? Certes, cette hausse n’est pas spécifique aux retraités et concernera aussi les actifs ; mais pour ceux-ci, du moins, elle serait compensée par la suppression des cotisations salariales.

Enfin, les retraités dont les revenus dépassent 1 700 euros mensuels ne seront pas concernés par l’exonération de la taxe d’habitation annoncée dans le programme d’Emmanuel Macron. En théorie, l’Etat devrait compenser le manque à gagner pour les collectivités locales, à hauteur de 10 milliards d’euros. Reste que les élus locaux, qui savent l’administration mauvaise payeuse, doutent de percevoir la totalité de cette compensation.

Les 20 % de ménages qui continueront d’acquitter la taxe d’habitation pourraient donc voir son montant augmenter. Les retraités appartenant aux « classes moyennes » avaient souffert pendant le quinquennat de François Hollande. S’ils ne se mobilisent pas, celui de son ancien ministre de l’Economie risque de ne pas être moins douloureux. Sur la 3ème circonscription de la Moselle, j’entends vous soutenir face à cette hausse injuste.

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